Les chaudières neuves ne peuvent plus être alimentées en fioul domestique depuis deux ans et demi. Elles le sont désormais par du biofioul F30 dont la filière poursuit le déploiement, avec pour objectif à terme la mise sur le marché d’un biocombustible liquide 100 % renouvelable. Contenant jusqu’à 30 % de colza et répondant ainsi à l’exigence du plafond d’émissions de CO2 fixé par la réglementation (300 gCO2eq/kWh PCI), le biofioul F30 est seul autorisé à alimenter les nouvelles chaudières à combustible liquide depuis le 1er juillet 2022. Les ventes de biofioul F30, deux ans après son autorisation de mise sur le marché, sont en forte progression, a annoncé la FF3C (Fédération Française des Combustibles, Carburants & Chauffage) le 16 octobre dernier lors de son point d’étape annuel. A fin septembre 2024, elles s’établissaient ainsi à 60 000 m3, contre 8 000 m3 pour toute l’année 2023. Le syndicat estime à environ 30 000 le nombre de chaudières vendues depuis 2022 et alimentées par ce biocombustible liquide. Le biofioul F30 peut également être utilisé pour des chaudières déjà en service et qui fonctionnaient jusque-là au fioul domestique, moyennant une adaptation technique simple (un simple changement de brûleur dans la plupart des cas).
A noter : le F30 ne constitue qu’une première étape dans le verdissement du fioul. A terme, la FF3C vise la mise sur le marché d’un biofioul F100, c’est-à-dire 100 % colza.
Carole Diart le 27 février 2025 - n°16 de La Lettre des Services Techniques