Installer des récupérateurs d’eau de pluie Abonnés
Tout d’abord, on n’ignore plus que l’eau devient un bien précieux. Il est donc souhaitable que le particulier utilise l’eau de pluie pour arroser sa pelouse ou son potager. Mais le récupérateur présente aussi un intérêt pour la commune. A Val-Sonnette, comme souvent ailleurs, il n’existe pas de réseau séparatif : l’eau de pluie est déversée dans le réseau d’assainissement et donc traitée inutilement dans la station d’épuration. Si, à l’occasion des Jeux olympiques, il a été construit un gigantesque bassin de stockage de l’eau près de la gare d’Austerlitz, c’est parce qu’en cas de fortes précipitations, le réseau d’assainissement s’avère incapable d’absorber les fortes pluies. Les eaux usées débordent alors dans la Seine. Il faut donc faire en sorte que les eaux de pluie ne soient pas déversées dans le réseau d’assainissement. Acquacollect propose une solution clé en mains aux communes. Sur le marché, un récupérateur d’une capacité de 1 000 litres que l’on branche sur les gouttières, coûte 310 euros environ. A Val-Sonnette, l’habitant intéressé l’a payé 29 euros (tarif de lancement, il faut plutôt compter 49 euros). La commune contribue à hauteur de 150 euros, soit un coût total de 199 euros. Mais, Acquacollect entreprend des démarches auprès de l’agence de l’eau qui propose des subventions pour l’acquisition de ces récupérateurs (de l’ordre de 120 euros). Le récupérateur coûte donc 30 euros à la commune. Acquacollect ne peut pas faire la demande de subvention à l’agence de l’eau à la place de la commune mais elle peut aider celle-ci à monter le dossier. La solution est accessible à toute commune. Simplement, dès lors que ce tarif compétitif repose sur la mutualisation, il faut que la commune soit en mesure de convaincre 48 habitants d’installer un récupérateur, le camion de livraison ayant la capacité de transporter ce nombre de récupérateurs. L’objectif n’est pas inatteignable.
Dans une commune comme Val-Sonnette, cela représente 5 % des propriétaires de maisons individuelles. En tout état de cause, la commune ne court aucun risque car si ce chiffre n’est pas atteint, le projet est abandonné sans frais.
Carole Diart le 29 août 2024 - n°4 de La Lettre des Services Techniques
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