Quels produits utiliser ? Abonnés
- épandage de sel en grain et de saumure en faible proportion appelé « bouillie de sel »,
- épandage de saumure et de sel sec en faible proportion appelé « saumure sursaturée ».
Le traitement différencié consiste à faire varier les types de traitement en fonction des phénomènes météo-routiers (saumure, saumure sursaturée, bouillie de sel, sel en grain). Cela sous-entend de disposer du matériel nécessaire mais également d’un système prédictif concernant la température de surface, évitant ainsi tout risque de dilution et de recongélation. Il est plutôt réservé à des hauts niveaux de service.
Il existe d’autres types de fondants routiers qui trouvent leur intérêt dans des applications spécifiques liées à la nature de l’ouvrage à traiter ou à son environnement (ouvrages d’art, points singuliers sur un réseau, climatologie locale particulière, etc.). On retrouve notamment dans ce cadre les acétates (acétate de potassium, acétate de sodium, acétate de calcium…) et les formiates (formiate de sodium, formiate de potassium). La spécification technique XP CEN TS 16811-3 définit des critères de performance destinés à apprécier la valeur d’usage du fondant tout en prenant en considération les aspects liés à la sécurité des usagers et à la protection de l’environnement et de l’ouvrage routier.
L’épandage d’abrasifs : méthode la plus ancienne d’entretien hivernal, l’épandage d’abrasifs a retrouvé un regain d’intérêt ces dernières années pour des raisons environnementales. Les abrasifs utilisés sont généralement des granulats de granulométrie de 4/6 à 6/10 mm. Les sables, gravillons, déchets de carrière, pouzzolanes sont également utilisés. Épandus sur de la neige ou du verglas, les abrasifs ont pour objectif d’augmenter l’adhérence des pneumatiques au revêtement. Le traitement n’est efficace que lorsque les granulats restent enchâssés dans la couche du contaminant. Les abrasifs peuvent être perçus comme une alternative aux fondants routiers. Il faut cependant tenir compte : du coût élevé de la technique compte tenu des quantités épandues (jusqu’à 300 g/m², un traitement par abrasif peut nécessiter jusqu’à dix fois plus de passage qu’un traitement par sel) ; du coût énergétique de production et de mise en œuvre et de la rareté du granulat ; de l’obligation de détenir du matériel adapté (soit matériel dédié, soit réglage spécifique des matériels existants ) ; de l’élimination des granulats après la fonte du contaminant (balayage, recyclage, stockage) et du risque de dommages collatéraux (obstruction des ouvrages d’assainissement, gravillons projetés dans les pare-brise).
Carole Diart le 29 janvier 2026 - n°36 de La Lettre des Services Techniques
- Conserver mes publications au format pdf help_outline
- Recevoir par mail deux articles avant le bouclage de la publication.help_outline
- Créer mes archives et gérer mon fonds documentairehelp_outline
- Bénéficier du service de renseignements juridiqueshelp_outline
- Bénéficier du service InegralTexthelp_outline
- Gérer mon compte abonnéhelp_outline